SpaceX anticipe le prochain vol d’essai de son système de transport Starship et Super Heavy. Le lancement de la mission Flight 12 est ciblé pour la mi-mai depuis Starbase, Texas. Ce vol intègrera des modifications techniques et une nouvelle trajectoire.
SpaceX prépare le douzième vol d’essai de son système de transport spatial Starship, avec une tentative de lancement ciblée pour la mi-mai. Les notifications publiées indiquent des fenêtres de tir possibles dès le 12 mai. Ces communications signalent une accélération des préparatifs pour le premier vol orbital de la version améliorée Starship Version 3 et de son lanceur Super Heavy.
Le complexe Booster 19 et Ship 39 doit décoller du pas de tir orbital 2 de Starbase, situé à Boca Chica, au Texas. Les fenêtres de lancement s’étendent du 12 au 18 mai, avec des opportunités quotidiennes en après-midi. Chaque fenêtre s’ouvre à environ 17h30 heure locale (22h30 UTC) et dure environ deux heures, incluant la marge opérationnelle.

Ce vol interviendrait environ 211 jours après la mission Flight 11, un délai proche du record de 212 jours observé entre les vols 1 et 2. Avec la première fenêtre de tir à moins de deux semaines au 1er mai, le calendrier apparaît ambitieux. Il pourrait connaître des ajustements, à l’image des retards rencontrés avant le vol 2, alors que SpaceX finalise les derniers défis techniques.
Une trajectoire de vol révisée pour la sécurité
Une modification notable pour le Flight 12 concerne la trajectoire de vol. Les missions précédentes suivaient un chemin passant au nord de Cuba, d’Hispaniola, de Porto Rico et des îles Sous-le-Vent. Le nouveau plan prévoit un couloir plus étroit au sud de ces masses terrestres. Le vaisseau traversera l’espace aérien entre la Jamaïque et Cuba, puis entre Saint-Vincent et la Grenade, dans les îles Sous-le-Vent.
Cette route méridionale répond à un impératif de sécurité. Elle permet d’éviter les principaux corridors aériens depuis Hispaniola et Porto Rico. En cas d’anomalie de vol ou de désintégration du véhicule, les débris tomberaient principalement dans les eaux de la mer des Caraïbes, loin des zones peuplées ou à fort trafic maritime. La Federal Aviation Administration (FAA) a déjà approuvé ces trajectoires ajustées qui autorisent ce départ plus au sud au-dessus du golfe du Mexique et des Caraïbes.
La mission conserve un profil de test suborbital. L’amerrissage du Starship est ciblé dans l’océan Indien. Cette approche itérative est centrale dans la stratégie de développement de SpaceX, visant à valider les performances du bouclier thermique, la fiabilité globale du véhicule et les procédures de rentrée atmosphérique.

Il convient de noter que ce vol n’inclut pas de tentative de récupération du propulseur Super Heavy. Les tests actuels se concentrent sur la performance du vaisseau Starship lui-même dans des conditions de vol suborbital prolongé. Les données recueillies lors de cette mission fourniront des informations cruciales pour les futures améliorations et pour la poursuite des objectifs d’intégration du système complet en vue des vols orbitaux et interplanétaires.
Chaque vol d’essai permet à SpaceX d’accumuler des données techniques précises, essentielles pour la conception et l’ingénierie des versions futures. Cette démarche progressive, caractérisée par des phases de test successives et des ajustements basés sur les observations, constitue un pilier de l’approche de développement de l’entreprise.
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