L’Agence spatiale américaine (NASA) a confirmé le report de la mission Artemis III. Son lancement est désormais envisagé au plus tôt à la fin de l’année 2027. La mission verra son profil modifié, consistant désormais en des tests de modules lunaires en orbite terrestre plutôt qu’en un alunissage.
L’Agence spatiale américaine (NASA) a confirmé le report de la mission Artemis III. Son lancement est désormais envisagé au plus tôt à la fin de l’année 2027. Ce délai intervient alors que les entreprises SpaceX et Blue Origin, en charge du développement des modules d’alunissage, ont indiqué à la NASA leurs calendriers respectifs. Leurs systèmes devraient être prêts pour des tests en orbite terrestre à cette échéance.
Contrairement au plan initial, Artemis III n’effectuera pas d’alunissage. La mission consistera à lancer une capsule Orion habitée vers l’orbite terrestre, où elle doit rejoindre et potentiellement s’amarrer à un ou deux modules lunaires. Le plan de vol détaillé pour Artemis III reste en cours d’examen. Des questions clés demeurent concernant l’altitude de l’orbite et la configuration du lanceur Space Launch System (SLS).
Jared Isaacman, administrateur de la NASA, avait annoncé deux mois auparavant que la mission Artemis III ne viserait plus le pôle sud de la Lune. Le profil original de la mission tentait d’intégrer trop d’objectifs simultanément. Le premier amarrage et l’embarquement d’humains à bord d’un Starship de SpaceX ou d’un Blue Moon de Blue Origin auraient dû s’effectuer à proximité de la Lune, à plusieurs jours de la Terre.

La nouvelle approche pour Artemis III se rapproche de celle d’Apollo 9. Cette mission testait le module lunaire Apollo en orbite terrestre. Ces essais ont eu lieu quatre mois avant l’alunissage historique d’Apollo 11, avec Neil Armstrong et Buzz Aldrin. En cas d’incident en orbite terrestre, les astronautes d’Artemis III se trouveraient à quelques minutes ou heures de la Terre, facilitant un retour rapide.
La mission doit encore définir quel(s) module(s) d’alunissage – le Starship de SpaceX ou le Blue Moon de Blue Origin – seront testés. La NASA pourrait tenter d’incorporer les deux landers au plan de vol si leur disponibilité le permet. Concernant le lanceur SLS, une mission en orbite terrestre basse, à quelques centaines de kilomètres d’altitude, pourrait ne pas nécessiter l’utilisation d’un étage supérieur SLS déjà construit et stocké. Cela permettrait de conserver cet étage pour une future mission Artemis vers la Lune. Un lancement vers une orbite plus élevée requerrait l’étage supérieur, mais offrirait des conditions de test plus similaires à l’environnement lunaire. La NASA achète un nouvel étage supérieur commercial, le Centaur V d’United Launch Alliance, pour l’associer au SLS après l’utilisation des derniers étages supérieurs existants du lanceur.

Ce changement de stratégie pour Artemis III souligne une approche pragmatique. Il priorise la sécurité de l’équipage et la validation des technologies clés avant de tenter un alunissage habité. Le programme Artemis continue de se développer, adaptant ses étapes pour atteindre ses objectifs d’exploration lunaire à long terme.
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