SpaceX a procédé au lancement de 24 satellites Starlink supplémentaires. La mission Starlink 17-36 a été menée par une fusée Falcon 9 depuis la Vandenberg Space Force Base en Californie. Ces satellites rejoignent la constellation en orbite basse de l’entreprise.
SpaceX a effectué le lancement de la mission Starlink 17-36 depuis la Vandenberg Space Force Base, en Californie. L’opération s’est déroulée le 29 avril 2026 à 19h37 heure du Pacifique (soit 02h37 UTC le 30 avril). Une fusée Falcon 9 a décollé du complexe de lancement 4 Est (SLC-4E), empruntant une trajectoire sud-sud-ouest au-dessus de l’océan Pacifique. Cette mission a permis l’ajout de 24 satellites supplémentaires à la constellation Starlink, destinée à fournir un accès internet à haut débit depuis l’orbite terrestre basse.
La constellation Starlink, développée par SpaceX, représente un réseau de milliers de satellites en orbite basse (LEO). Son objectif est de proposer une couverture internet mondiale, notamment dans les zones où les infrastructures terrestres sont limitées ou inexistantes. Le déploiement de cette infrastructure a progressé rapidement au cours des dernières années. La mission Starlink 17-36 constitue la cinquante-et-unième du genre cette année pour SpaceX, soulignant la cadence opérationnelle soutenue de l’entreprise dans le déploiement de son réseau. Chaque lancement contribue à densifier le maillage satellitaire et à améliorer la capacité et la latence du service offert.
Utilisation du lanceur Falcon 9 B1093
Le lanceur utilisé pour cette mission est le booster Falcon 9 désigné B1093. Il s’agissait de son treizième vol. Ce même étage avait précédemment servi pour des missions variées, dont Transporter-16, deux missions pour la Space Development Agency, ainsi que dix lancements antérieurs de satellites Starlink. L’utilisation répétée du même étage de fusée est une composante centrale de la stratégie de SpaceX visant à réduire les coûts d’accès à l’espace et à augmenter la fréquence des lancements.
Après avoir accompli sa tâche de propulsion initiale, le premier étage B1093 a entamé sa manœuvre de retour. Environ huit minutes après le décollage, le booster a ciblé un atterrissage autonome sur le navire-drone ‘Of Course I Still Love You’. Ce navire est positionné dans l’océan Pacifique, à des centaines de kilomètres des côtes californiennes. L’atterrissage réussi du premier étage est une étape cruciale pour la récupération et la réutilisation du matériel.
Si l’atterrissage s’est déroulé comme prévu, cet événement marque le 194ème succès pour le navire ‘Of Course I Still Love You’. Il représente également le 606ème atterrissage d’un étage de lanceur pour SpaceX depuis le début de ses opérations de récupération. Ces chiffres témoignent de la fiabilité croissante des systèmes de récupération et de la maturité technologique atteinte par l’entreprise dans ce domaine. La capacité à récupérer et à réutiliser les boosters a fondamentalement transformé l’économie des lancements spatiaux.
La cadence de SpaceX
Cette mission Starlink intervient peu de temps après un autre lancement réussi de SpaceX, celui d’une fusée Falcon Heavy depuis la Floride. Cette séquence de lancements, effectuée dans un intervalle de temps rapproché, met en évidence la capacité de SpaceX à gérer simultanément plusieurs opérations complexes depuis différentes bases de lancement. L’entreprise maintient une activité intense, combinant des missions pour des clients externes, des déploiements pour des agences gouvernementales, et l’expansion continue de sa propre constellation Starlink. La planification et l’exécution de ces missions nécessitent une logistique avancée et une coordination précise des équipes techniques et opérationnelles. Le rythme des lancements est un indicateur de la demande croissante pour l’accès à l’espace et de la position dominante de SpaceX sur ce marché. La fiabilité des lanceurs Falcon 9 et Falcon Heavy, combinée à leur capacité de réutilisation, permet cette cadence élevée, essentielle pour le déploiement de mégaconstellations comme Starlink.
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