Ce samedi 10 octobre 2026, la Nouvelle Lune offre une obscurité complète propice aux observations du ciel profond et planétaire. Dès le coucher du Soleil, un bref écartement d’environ 6,9° entre Mercure et Vénus attire l’œil sur l’horizon ouest, avant que Saturne ne prenne le relais toute la nuit.
À retenir ce soir
- Crépuscule (19h15 – 19h45) : rapprochement entre Mercure et Vénus bas sur l’horizon ouest-sud-ouest, séparées d’environ 6,9°.
- Nuit noire totale : la Lune présente une illumination de 0%, garantissant une absence complète de pollution lumineuse naturelle.
- Saturne : visible à l’œil nu dès 21h00 vers l’est-sud-est, culminant plein sud à 43° de hauteur vers 01h00 (magnitude 0,4).
- Deuxième partie de nuit : apparition discrète de Mars au-dessus de l’horizon est-nord-est à partir de 02h00.
| Objet | Heure / créneau utile | Direction | Hauteur ou évolution | Observation |
|---|---|---|---|---|
| Vénus | 19h15 – 19h35 | Ouest-sud-ouest | 0° à 8° (très basse) | À l’œil nu, éclat puissant (mag -4,2) |
| Mercure | 19h15 – 19h50 | Sud-ouest | 6° à 13° au crépuscule | À l’œil nu ou aux jumelles (mag 0,1) |
| Saturne | 21h00 – 03h00 | Est-sud-est puis Sud | Culmine à 43° vers 01h00 | À l’œil nu (mag 0,3 à 0,4) |
| Mars | 02h00 – fin de nuit | Est-nord-est | 4° à 02h00 (en hausse) | À l’œil nu, lueur orangée (mag 1,1) |
Ce qui change par rapport à hier
Le coucher du Soleil intervient désormais à 19h15 à Paris, soit deux minutes plus tôt que la veille. La Lune atteint quant à elle une phase d’illumination de 0% (contre 1% hier), plongeant le ciel métropolitain dans une nuit parfaitement sombre sans le moindre croissant vespéral. Enfin, la séparation apparente entre Mercure et Vénus s’est élargie : les deux planètes intérieures sont désormais distantes d’environ 6,9° vers 20h00, contre 5,5° deux jours plus tôt.
Au crépuscule : observer le duo Mercure et Vénus
Dès la disparition du disque solaire à 19h15, le ciel civil s’assombrit progressivement. En tournant votre regard vers le sud-ouest et l’ouest-sud-ouest, Vénus attire immédiatement le regard grâce à son éclat remarquable de magnitude -4,2, bien qu’elle plonge très rapidement sous l’horizon avant 19h45. Un peu plus haut à sa gauche (azimut 234° à 19h00, hauteur 6°), Mercure affiche une magnitude de 0,1. Un horizon ouest parfaitement dégagé d’arbres ou de bâtiments est impératif pour capter ce couple planétaire avant qu’il ne disparaisse à son tour.
En première partie de nuit : Saturne plein sud sans gêne lunaire
Une fois le crépuscule astronomique achevé à 20h57, Saturne devient la cible stellaire la plus facile d’accès. Située dans la constellation de la Baleine, la planète aux anneaux brille d’un éclat stable (magnitude 0,3 à 0,4). Vers 21h00, elle s’élève à 18° au-dessus de l’horizon est-sud-est, avant de grimper jusqu’à son point de culmination plein sud à 43° de hauteur vers 01h00. Grâce à l’absence totale de lumière lunaire, l’œil nu permet d’isoler sans ambiguïté son éclat doré parmi les étoiles environnantes.
Conseil pratique pour ce soir
Pour le duo Mercure-Vénus, munissez-vous d’une paire de jumelles afin de balayer la lueur crépusculaire entre 19h20 et 19h40 : cela facilitera le repérage de Mercure à côté de l’éclat vénusien avant leur coucher définitif.
Comment sont calculées ces données ?
Ces éphémérides sont établies pour la date du 10 octobre 2026 à l’aide des calculs astronomiques PyEphem, configurés pour les coordonnées de Paris (48.8566° N, 2.3522° E) en heure locale française (Europe/Paris). Les heures de lever, coucher et culmination peuvent varier de quelques minutes selon votre position géographique en France métropolitaine.