Des incendies de forêt enveloppent les volcans des Cascades, vus de l’ISS

Des astronautes de l'ISS ont photographié les volcans de la chaîne des Cascades, recouverts par la fumée d'incendies de forêt durant l'été 2026, détaillant leur origine et leur impact environnemental.

Des incendies de forêt enveloppent les volcans des Cascades, vus de l’ISS

Des astronautes de la Station Spatiale Internationale (ISS) ont capturé des images des volcans de la chaîne des Cascades, dissimulés par la fumée des incendies de forêt durant l’été 2026. Ces clichés, pris fin juillet et début août, révèlent l’étendue des feux qui ont touché l’Oregon et l’État de Washington, entraînant des évacuations et une détérioration de la qualité de l’air. Les conditions climatiques sèches, influencées par le phénomène El Niño, ont favorisé leur propagation.

Le Mont Hood sous le voile de fumée

Le Mont Hood, pic le plus élevé de l’Oregon avec ses 3 429 mètres (11 249 pieds), est apparu enveloppé d’un épais panache de fumée. Cette fumée provenait principalement de l’incendie de Grasshopper, un foyer déclenché par la foudre le 23 juillet 2026. Des orages avaient traversé la forêt dans les semaines précédentes, créant les conditions propices à cet événement. La photographie illustrant cette scène a été prise le 31 juillet 2026.

Cet incendie, situé à l’est de la montagne, s’est rapidement propagé vers le nord et l’est à travers la Forêt Nationale du Mont Hood, favorisé par des conditions chaudes et sèches. Au 12 août 2026, le feu avait consumé près de 34 000 hectares (84 000 acres) et dépassé les limites de la forêt nationale. Plusieurs communautés du comté de Wasco ont reçu des ordres d’évacuation immédiate, et la ville voisine de Dufur a été mise en alerte pour une évacuation potentielle.

Le Mont Rainier et la dérive des fumées

Environ 160 kilomètres (100 miles) au nord, dans l’État de Washington, le Mont Rainier – culminant à 4 392 mètres (14 411 pieds) – était également ceinturé de fumée. La photographie de cette situation a été acquise le 4 août 2026. Contrairement au Mont Hood, aucun incendie majeur ne brûlait directement à proximité du Mont Rainier à ce moment-là. La fumée provenait plutôt de feux actifs dans le centre et l’est de l’État de Washington, transportée par des vents d’est générés par un système de haute pression au large des côtes.

Le Parc National du Mont Rainier a signalé une détérioration significative de la qualité de l’air ce jour-là, atteignant des niveaux jugés malsains en raison de concentrations élevées de particules fines (PM 2.5). Quelques jours plus tard, un nouveau foyer, l’incendie Grand Park 2, a été observé à l’intérieur des limites du parc, à environ 5 kilomètres (3 miles) au nord du Centre des visiteurs de Sunrise. Au 12 août 2026, cet incendie avait brûlé 90 hectares (223 acres) et n’était pas maîtrisé. Sa cause restait indéterminée.

Facteurs climatiques et propagation des incendies

Le potentiel d’incendies supérieur à la normale devait persister dans le Nord-Ouest des États-Unis tout au long du mois d’août, selon les prévisions du National Interagency Fire Center. Les conditions météorologiques chaudes et sèches, accentuées par l’influence du phénomène El Niño, ont combiné avec une végétation desséchée pour créer un environnement propice à l’émergence de feux importants et de longue durée. Ces incendies peuvent être déclenchés par la foudre ou des activités humaines.

La perspective spatiale de l’ISS

Les photographies utilisées pour documenter ces événements ont été acquises par un membre de l’Expédition 75 de l’ISS. Les clichés ISS075-E-1705 et ISS075-E-2221 ont été pris respectivement le 31 juillet et le 4 août 2026, à l’aide d’un appareil photo numérique Nikon Z9 équipé d’une focale de 400 millimètres. Ces images sont fournies par l’ISS Crew Earth Observations Facility et l’Earth Science and Remote Sensing Unit du NASA Johnson Space Center.

Le programme de la Station Spatiale Internationale soutient ce laboratoire dans le cadre du ISS National Lab. Cette initiative vise à aider les astronautes à prendre des photographies de la Terre qui possèdent une valeur scientifique et publique maximale. La capacité de l’ISS à offrir une vue synoptique et répétée de la surface terrestre permet de surveiller des phénomènes environnementaux de grande ampleur, tels que la progression des incendies et l’évolution de la fumée, contribuant ainsi à une meilleure compréhension des interactions complexes entre le climat et les écosystèmes terrestres.


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