Blue Origin a subi un revers significatif avec son lanceur lourd New Glenn, qui a explosé jeudi soir lors d’un test statique sur son pas de tir de Cape Canaveral, en Floride. L’incident n’a causé aucune blessure ni victime, et la Federal Aviation Administration a précisé qu’il n’impactait pas le trafic aérien, ne nécessitant pas d’enquête formelle.
Blue Origin a subi un revers significatif avec son lanceur lourd New Glenn, qui a explosé jeudi soir lors d’un test statique sur son pas de tir de Cape Canaveral, en Floride. L’incident n’a causé aucune blessure ni victime, et la Federal Aviation Administration (FAA) a précisé qu’il n’impactait pas le trafic aérien. L’agence a également indiqué qu’elle ne requerrait pas d’enquête, car l’événement ne s’est pas produit lors d’un vol test et n’entrait pas dans le cadre de ses activités sous licence.
Incident sur le pas de tir de Cape Canaveral
L’explosion s’est produite le 28 mai, vers 21h00 EDT, sur le pas de tir Space Launch Complex 36 (SLC-36) de la base spatiale de Cape Canaveral. Malgré la gravité de l’événement, Space Launch Delta 45 (SLD 45), qui gère la base, a confirmé l’absence de blessés ou de décès. Moins de 12 heures après l’incident, le vendredi matin, une fusée SpaceX Falcon 9 a d’ailleurs déployé un lot de satellites Starlink depuis le Space Launch Complex 40 (SLC-40), illustrant la reprise rapide des opérations par d’autres acteurs sur le site.
La FAA a confirmé avoir été informée de l’anomalie du véhicule Blue Origin New Glenn lors de son test de mise à feu statique. Cet incident marque un événement rare pour Cape Canaveral ; la dernière explosion d’une fusée sur un pas de tir remonte à septembre 2016 avec un Falcon 9 de SpaceX, dont la remise en état du complexe de lancement avait nécessité plus d’un an.
Défis récents pour le lanceur New Glenn
Le lanceur New Glenn, conçu pour être un concurrent direct des Falcon 9 et Falcon Heavy de SpaceX, est une fusée lourde à deux étages. Cet incident intervient peu après une autre anomalie survenue en avril 2024, lors de la mission commerciale NG-3. Durant ce vol, le deuxième étage du New Glenn avait connu une défaillance, empêchant le satellite BlueBird 7 d’AST SpaceMobile d’atteindre son orbite cible.
L’enquête de la FAA sur l’incident d’avril avait été clôturée le 22 mai, Blue Origin ayant identifié la cause comme une fuite cryogénique ayant gelé une ligne hydraulique, entraînant une anomalie de poussée. Bien que cette mission n’ait pas été entièrement réussie, elle avait permis à Blue Origin de démontrer la capacité de réutilisation de son premier étage en le ramenant sur la zone d’atterrissage.
Implications pour Blue Origin et le programme spatial
Cet incident de test statique représente un revers pour Blue Origin, en particulier parce que l’entreprise ne dispose que d’un seul site de lancement orbital pour son New Glenn, le SLC-36, désormais impacté. La remise en service du pas de tir pourrait prendre plusieurs mois, à l’instar de l’expérience de SpaceX en 2016.
Le New Glenn est un acteur clé du programme National Security Space Launch (NSSL) de l’U.S. Space Force, destiné à lancer des satellites de sécurité nationale sensibles. Les retards potentiels pourraient affecter non seulement les missions commerciales de Blue Origin mais aussi ses engagements auprès du gouvernement américain, intensifiant la pression dans un marché déjà très concurrentiel.
Perspectives de reprise
Bien que la FAA ne mène pas d’enquête externe, Blue Origin conduira sa propre analyse interne approfondie des causes de l’explosion. La priorité sera la réparation et la qualification du pas de tir SLC-36 afin de reprendre les opérations de lancement. La capacité de Blue Origin à surmonter ces défis techniques et logistiques sera déterminante pour le déploiement futur du New Glenn et sa position dans l’industrie spatiale des lanceurs lourds.
Source : Lire l’article original