Juin 2026 : Vénus et Jupiter en conjonction, la Lune occulte Vénus

Publié le 1 juin 2026

Le mois de juin 2026 promet des observations planétaires notables pour les astronomes. Vénus et Jupiter atteindront une conjonction spectaculaire les 8 et 9 juin, se rapprochant à moins de 2 degrés. Plus tard dans le mois, la Lune occultera Vénus, tandis que Mercure connaîtra sa meilleure élongation en soirée.

Mercure : élongation maximale et progression céleste

Au début du mois de juin 2026, la planète Mercure sera visible dans le ciel du soir, offrant sa meilleure apparition de l’année. Dès le 1er juin, elle se positionne à 10 degrés au-dessus de l’horizon, 30 minutes après le coucher du Soleil, brillant à une magnitude de -0,5. Sa localisation peut être facilitée en prolongeant une ligne imaginaire depuis la brillante paire Vénus-Jupiter vers l’horizon.

Mercure poursuit sa course, atteignant son élongation maximale le 15 juin, à 25 degrés à l’est du Soleil. Sa magnitude se maintient autour de 0,5, la rendant facilement observable. Par la suite, la planète s’estompe progressivement, sa magnitude diminuant à 0,8 vers le 20 juin, et à 1,3 vers le 25 juin, alors qu’elle s’approche de l’horizon occidental.

Conjonction serrée : Vénus et Jupiter se rapprochent

Le ciel de juin 2026 sera dominé par le rapprochement notable entre Vénus et Jupiter. Au début du mois, les deux planètes se situent à environ 7,5 degrés l’une de l’autre. Vénus, particulièrement éclatante avec une magnitude de -4,0, surpasse Jupiter, qui affiche une magnitude de -1,9 et diminue de 0,1 magnitude à la mi-mois.

Chaque nuit, Vénus monte progressivement dans le ciel, se dirigeant vers Jupiter. Leur convergence atteint son point culminant les 8 et 9 juin. Durant ces deux soirées, les deux planètes s’aligneront à moins de 2 degrés d’arc, une configuration comparable à celle de mars 2012, mais avec un écart encore plus réduit. Elles seront visibles à plus de 20 degrés de hauteur dans le ciel occidental, environ 30 minutes après le coucher du Soleil, et ce jusqu’à 23h30 heure locale.

Le croissant lunaire près de Vénus, illustrant l'occultation planétaire prévue pour la fin du mois de juin.

La Lune dans la danse céleste : rapprochements et occultation

La Lune participera également aux observations célestes de juin. Un jeune croissant lunaire sera visible le 15 juin, positionné à environ 5 degrés au-dessus de l’horizon 30 minutes après le coucher du Soleil. Le 16 juin, la Lune forme un triangle avec Mercure et Jupiter, se tenant à environ 4 degrés de chaque planète, tandis que Vénus se trouve à 7 degrés au-dessus de Jupiter. Ce regroupement sera particulièrement photogénique au crépuscule.

Un événement marquant interviendra plus tard dans le mois : la Lune occultera Vénus. Cette occultation lunaire, où la Lune passe devant Vénus, constituera un spectacle rare pour les observateurs situés dans les régions où elle sera visible. Ces rapprochements successifs offrent des opportunités photographiques significatives.

Saturne s'élevant dans le ciel matinal, avec Mars et Uranus visibles dans la constellation du Taureau.

Les autres planètes : Saturne, Mars et Uranus

Outre ces événements majeurs, d’autres planètes offriront des points d’intérêt. Saturne sera de plus en plus proéminente dans le ciel matinal, s’élevant progressivement. Dans le même temps, Mars et Uranus se rencontreront dans la constellation du Taureau, un alignement qui demandera des instruments d’observation pour être distingué.

Jupiter, après sa conjonction avec Vénus, s’enfoncera plus profondément dans le crépuscule. Elle se dirige vers sa propre conjonction avec le Soleil, prévue pour le mois suivant, rendant son observation plus difficile en fin de mois.

Perspectives d’observation et contextes

Les événements astronomiques de juin 2026 soulignent la dynamique constante du Système solaire. Les conjonctions et occultations planétaires rappellent l’alignement des corps célestes le long de l’écliptique, le plan orbital de la Terre autour du Soleil. Ces phénomènes, visibles à l’œil nu ou avec de simples jumelles, sont accessibles à un large public.

Les observateurs sont invités à consulter les cartes stellaires locales et les éphémérides pour optimiser leurs chances d’apercevoir ces rapprochements. La clarté du ciel et l’absence de pollution lumineuse demeurent des facteurs déterminants pour la qualité des observations.


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