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Parc Katmai : la 14e saison des caméras à ours débute en Alaska

La 14e saison des célèbres caméras à ours du Parc National de Katmai, Alaska, débute le 23 juin 2026. Observez les ours bruns pêcher le saumon et la vie sauvage.

Parc Katmai : la 14e saison des caméras à ours débute en Alaska

Le Parc National de Katmai, en Alaska, lance sa 14e saison de diffusion en direct des caméras à ours le 23 juin 2026. Ces webcams documentent la vie des ours bruns le long de la rivière Brooks, capturant leur quête des saumons migrateurs. Elles offrent une immersion factuelle dans l’écosystème arctique.

Le Parc National de Katmai, situé en Alaska, entame le 23 juin 2026 sa quatorzième saison de diffusion en direct via ses célèbres caméras à ours. Ce dispositif, mis en place par Explore.org en 2012, offre une observation continue des ours bruns et d’autres espèces sauvages le long de la rivière Brooks. Les flux en direct capturent l’activité intense des prédateurs attendant les saumons remontant le courant.

Lancement des observations en direct

La diffusion des caméras de Katmai reprend ses activités à 11h, heure d’été de l’Alaska (19h UTC). Ces installations sont stratégiquement positionnées le long de la rivière Brooks et aux célèbres chutes de Brooks, des lieux privilégiés où les ours bruns se regroupent pour pêcher le saumon. Au-delà des ursidés, les spectateurs peuvent observer une diversité d’autres espèces, incluant des aigles, des mouettes et occasionnellement des loups.

Le programme des caméras à ours est une initiative lancée en 2012 par Explore.org. Il vise à documenter le comportement de la faune sauvage, en particulier l’interaction entre les ours et la migration saisonnière du saumon, un événement écologique majeur pour l’écosystème local.

Le cycle saisonnier des ours et des saumons

L’arrivée des ours bruns aux chutes de Brooks coïncide avec le début de la migration des saumons, généralement à partir de fin juin. Durant cette période, un ours aux chutes peut capturer et consommer plus de 30 saumons par jour. Les mois de juillet et septembre enregistrent l’activité la plus intense devant les caméras, les ours étant principalement diurnes.

À la fin de l’été, la ponte des saumons marque le début de leur déclin. En septembre et octobre, l’activité ursine se déplace vers le cours inférieur de la rivière Brooks. Les ours y recherchent alors les saumons morts ou mourants près de l’embouchure, adaptant ainsi leurs techniques de pêche aux ressources disponibles.

La Fat Bear Week, un événement annuel organisé par le parc, met en lumière la préparation des ours pour l’hiver. Des comparaisons avant/après l’été montrent leur prise de poids significative. Le public est invité à voter pour l’ours le mieux préparé à l’hibernation, soulignant l’importance de cette période d’alimentation intensive.

Deux ours bruns se disputant un saumon près des chutes de Brooks, Katmai.

Les ours bruns d’Alaska : une spécificité

Les ours bruns observés par les caméras de Katmai sont des ours côtiers d’Alaska, dont le régime alimentaire est fortement basé sur le saumon. Il est parfois fait une confusion entre ces spécimens et les grizzlys. Bien que tous les grizzlys soient des ours bruns, l’inverse n’est pas vrai. En Alaska, les grizzlys vivent généralement plus à l’intérieur des terres et sont souvent de taille inférieure aux ours bruns côtiers, dont la corpulence est favorisée par l’abondance du saumon.

La présence du saumon remonte des milliers de kilomètres pour atteindre ces rivières, constituant la principale source de nourriture et un élément vital pour la survie de cette population d’ursidés, déterminant leur capacité à accumuler les réserves nécessaires à l’hibernation.

Katmai : un écosystème à protéger

Les chutes de Brooks représentent depuis longtemps un point d’observation privilégié pour les ours bruns en Alaska. Le National Park Service accueille les visiteurs au camp de Brooks, aménagé avec des passerelles et des plateformes d’observation sécurisées. Ces installations sont réparties à l’embouchure de la rivière et du lac Naknek, aux chutes elles-mêmes, et en aval dans les rapides, permettant l’observation de divers comportements de pêche.

Le National Park Service estime la population ursine du parc à environ 2 200 individus, avec une densité d’ours supérieure à celle des humains sur la péninsule de l’Alaska. Ce chiffre souligne l’importance écologique majeure de cette zone protégée.

Vue aérienne de la Vallée des Dix Mille Fumées, paysage volcanique de Katmai.

Au-delà des ours : la richesse géologique de Katmai

Le parc national de Katmai ne se limite pas à sa population d’ours. Le gouvernement américain a initialement classé cette terre en 1918 pour protéger la région entourant Novarupta. Cette zone est célèbre pour son histoire volcanique, notamment la « Vallée des Dix Mille Fumées », formée après l’éruption du Novarupta en 1912.

Cette particularité géologique confère à Katmai une double valeur : un refuge pour une faune emblématique et un laboratoire naturel pour l’étude des processus volcaniques, renforçant son statut de site d’importance scientifique et environnementale mondiale.


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