SpaceX a lancé le dernier satellite de la série Global Positioning System III (GPS III) pour la Force Spatiale des États-Unis. La mission, désignée GPS III-8 (SV10), a eu lieu le 21 avril 2026 à 06h53:25 UTC depuis Cape Canaveral. Ce déploiement marque l’achèvement du bloc GPS III et ouvre la voie à la prochaine génération de satellites GPS.
Le 21 avril 2026, à 06h53:25 UTC (2h53:25 EDT), une fusée Falcon 9 de SpaceX a décollé du pas de tir 40 de la Cape Canaveral Space Force Station. La mission visait à placer le dixième et dernier satellite de la série GPS III en orbite terrestre moyenne pour la Force Spatiale des États-Unis. Le lancement avait été retardé d’une journée en raison de conditions météorologiques défavorables dans la zone de récupération du premier étage.
Le satellite, officiellement désigné Space Vehicle 10 (SV10), porte également le nom de « Hedy Lamar ». Ce choix rend hommage à l’actrice et inventrice austro-américaine Hedy Lamarr, dont les travaux sur le saut de fréquence ont contribué au développement de technologies fondamentales telles que le GPS, le Wi-Fi et le Bluetooth. Le déploiement de SV10 finalise la constellation des satellites GPS III.
Achèvement du programme GPS III
Le lancement de SV10 constitue une étape importante pour la Force Spatiale américaine. Le Colonel Stephen Hobbs, commandant du Mission Delta 31 (MD 31) au sein du Combat Forces Command, a souligné la conclusion de ce chapitre. « Aujourd’hui marque une étape importante pour notre unité et pour l’ensemble du programme GPS, » a déclaré le Colonel Hobbs. « Alors que nous nous préparons à lancer le dernier satellite du bloc GPS III, nous clôturons un chapitre qui a défini les dernières années de travail pour cette équipe. »
Ce déploiement ne représente pas une fin, mais plutôt la base des développements futurs. Le Colonel Hobbs a précisé que « clôturer le bloc GPS III n’est pas la fin de l’histoire, mais plutôt un fondement pour ce qui vient ensuite. » La Force Spatiale anticipe la génération GPS IIIF, qui promet d’apporter des capacités accrues aux forces interarmées et aux utilisateurs mondiaux qui dépendent de ce système quotidiennement. Ces satellites de nouvelle génération devraient offrir une précision, une résilience et une sécurité améliorées.
Contribution de la réutilisation des lanceurs
SpaceX a eu recours au premier étage de la Falcon 9, le booster B1095, pour cette mission. Il s’agissait du septième vol de ce booster, qui avait précédemment lancé six lots de satellites Starlink de SpaceX. L’utilisation répétée de ce même étage illustre la stratégie de réutilisation de l’entreprise, visant à réduire les coûts et les délais de lancement.

Le satellite GPS III SV10 était encapsulé dans deux moitiés de la coiffe du lanceur. Une de ces moitiés en était à son deuxième vol, tandis que l’autre effectuait son troisième. L’une d’elles avait notamment été utilisée lors de la mission GPS III-9 en janvier. Anne Mason, directrice de la division National Security Space Launch (NSSL) de SpaceX, a commenté l’avantage de cette approche : « Cela a représenté un bénéfice considérable pour nous et pour l’équipe de la Force Spatiale, du point de vue de l’assurance mission. »
Récupération du premier étage et des coiffes
Environ 8 minutes et 30 secondes après le décollage, le booster B1095 a atterri avec succès sur le navire-drone ‘Just Read the Instructions’. Cette récupération du premier étage est une procédure standard pour SpaceX, permettant sa remise à neuf pour de futures missions. Les deux moitiés de la coiffe ont également été récupérées après avoir amerri un peu plus loin que le booster.

Le navire-drone ‘Just Read the Instructions’, qui a servi de plateforme de récupération pour de nombreuses missions Falcon 9, sera prochainement dédié au soutien du programme Starship de SpaceX. Cette transition indique une évolution dans les opérations de l’entreprise, avec une concentration croissante sur le développement de son lanceur super lourd de nouvelle génération.
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