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Le lac Powell atteint un niveau record, la sécheresse s’aggrave

Le lac Powell atteint un niveau historiquement bas de 3 517,97 pieds en août 2026, approchant le 'dead pool'. Une sécheresse persistante menace l'approvisionnement en eau et l'énergie du Sud-Ouest américain.

Le lac Powell atteint un niveau record, la sécheresse s’aggrave

Le lac Powell, deuxième plus grand réservoir des États-Unis, a enregistré un nouveau niveau historiquement bas le 31 août 2026, atteignant 3 517,97 pieds. Cette diminution continue, causée par des décennies de sécheresse, menace les apports en eau et la production d’énergie pour la région du Sud-Ouest américain.

Le lac Powell établit un nouveau record de faible niveau

Le 31 août 2026, le niveau du lac Powell a été mesuré à 3 517,97 pieds. Ce chiffre représente un nouveau record historique, surpassant le précédent minimum de 3 519,92 pieds atteint le 13 avril 2023. Cette baisse continue intervient après des décennies de sécheresse affectant le Sud-Ouest américain. En juillet 2026, le lac se situait à 3 522,78 pieds, indiquant une diminution constante du volume d’eau.

À pleine capacité, le lac Powell peut retenir plus de 23 millions d’acre-pieds (soit environ 28 milliards de mètres cubes) d’eau. Actuellement, sa capacité n’est qu’à environ 22% de son maximum, marquant son plus bas niveau estival jamais enregistré.

La menace du « Dead Pool » et ses conséquences

La diminution du niveau du lac Powell soulève des inquiétudes quant au seuil critique de dead pool. Le dead pool correspond au point où le niveau d’eau d’un réservoir devient si bas qu’il ne peut plus s’écouler en aval du barrage. Ce scénario aurait des conséquences graves pour les populations et les terres agricoles dépendantes de cet approvisionnement en eau.

Au 31 août 2026, le lac Powell se trouvait à 147,97 pieds au-dessus du seuil du dead pool. Ce chiffre représente une diminution par rapport aux 152,78 pieds au-dessus du seuil enregistrés fin juillet. Un rapport du Bureau of Reclamation publié en juillet a estimé que le lac Powell pourrait atteindre le dead pool dès le printemps 2027. La turbine située à la base du barrage de Glen Canyon, responsable de la production d’électricité, risquerait également de perdre sa capacité de fonctionnement si le niveau de l’eau baissait davantage.

Un réservoir artificiel face à une sécheresse persistante

Le lac Powell n’est pas un lac naturel mais un réservoir artificiel majeur sur le fleuve Colorado, s’étendant de l’Arizona à l’Utah. Sa création a suivi l’achèvement du barrage de Glen Canyon sur le fleuve Colorado en 1963. Il est, lorsqu’il est plein, le deuxième plus grand réservoir des États-Unis, juste derrière le lac Mead.

Cependant, une sécheresse prolongée au cours des dernières décennies a entraîné une diminution progressive et régulière du volume d’eau stocké. Cette situation met en évidence la vulnérabilité des infrastructures hydriques artificielles face aux changements climatiques et aux épisodes de sécheresse prolongée.

Impact des moussons et l’attente d’El Niño

La région du Sud-Ouest américain est actuellement au milieu de sa saison de mousson, qui a apporté quelques précipitations. Ces pluies se manifestent souvent sous forme d’averses intenses, provoquant des crues éclair dangereuses plutôt qu’une reconstitution progressive des réserves d’eau.

Un exemple récent s’est produit le 29 août 2026, lorsque des pluies torrentielles dans la région du Grand Canyon ont détruit des ponts et emporté des infrastructures. Deux personnes ont été tuées et quatorze sont portées disparues suite à ces inondations. Malgré ces épisodes, les pluies de mousson n’ont pas encore eu d’impact significatif sur la sécheresse des réserves d’eau. La région entre également dans une année El Niño, potentiellement très intense, qui pourrait, à terme, entraîner une augmentation des chutes de neige cet hiver. Les données définitives sur l’évolution de la saison restent cependant à confirmer.

Défis de la gestion de l’eau dans le Sud-Ouest américain

La situation du lac Powell s’inscrit dans un défi plus large de gestion de l’eau pour l’ensemble du bassin du fleuve Colorado. La diminution de ces vastes réservoirs, essentiels pour l’approvisionnement en eau, l’agriculture et la production d’énergie, met en lumière la nécessité d’adapter les stratégies de conservation et de distribution face à un climat en évolution. Les niveaux actuels soulignent l’urgence des efforts pour assurer la viabilité à long terme des ressources hydriques pour des millions d’habitants de la région.

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