Le télescope spatial TESS de la NASA a révélé l’existence de plus de 10 000 nouvelles exoplanètes candidates à travers notre galaxie. Cette découverte majeure provient d’une étude unique menée par une équipe de l’Université de Princeton, analysant des données collectées en 2018. L’apprentissage automatique a été crucial pour sonder les courbes de lumière de millions d’étoiles faibles, augmentant significativement le catalogue de futures exoplanètes confirmées.
Le télescope spatial TESS de la NASA a révélé l’existence de plus de 10 000 nouvelles exoplanètes candidates à travers notre galaxie. Cette découverte majeure provient d’une étude unique menée par une équipe de l’Université de Princeton, analysant des données collectées en 2018. L’apprentissage automatique a été crucial pour sonder les courbes de lumière de millions d’étoiles faibles, augmentant significativement le catalogue de futures exoplanètes confirmées.
Une expansion significative du catalogue d’exoplanètes
Cette annonce représente un bond majeur dans la recherche d’exoplanètes. Alors que l’Archive des Exoplanètes de la NASA recense actuellement 6 278 planètes confirmées, cette nouvelle étude ajoute 11 554 candidats, dont 10 091 n’avaient jamais été détectés auparavant. Dirigée par une équipe de l’Université de Princeton, la recherche s’est appuyée sur une analyse extensive des données du Transiting Exoplanet Survey Satellite (TESS) de la NASA.
Contrairement aux enquêtes habituelles de TESS qui ciblent les étoiles les plus brillantes, cette nouvelle étude, baptisée T16, a concentré ses efforts sur un vaste ensemble d’étoiles beaucoup plus faibles. Les chercheurs ont examiné les courbes de lumière de plus de 80 millions d’étoiles imagées par TESS dès 2018, lors de sa première année d’opération. Cette approche a permis de débusquer des signaux planétaires passés inaperçus.

L’apprentissage automatique au service de la détection
Pour gérer et analyser un volume de données aussi colossal, l’équipe a eu recours à l’apprentissage automatique, une branche de l’intelligence artificielle. Cette technologie a permis de filtrer efficacement les courbes de lumière, identifiant les infimes baisses de luminosité caractéristiques du passage d’une planète devant son étoile, un phénomène connu sous le nom de méthode des transits. La précision de l’algorithme a optimisé la détection de signaux faibles qui auraient pu être ignorés par des méthodes traditionnelles.
La méthode des transits repose sur l’observation des diminutions régulières de l’éclat d’une étoile lorsque l’une de ses planètes traverse notre ligne de visée. Chaque « transit » fournit des informations précieuses sur la taille de la planète et la période de son orbite. TESS, conçu spécifiquement pour cette tâche, surveille de larges portions du ciel pour repérer ces variations.
Confirmation d’un « Jupiter chaud »
Bien que ces mondes soient pour l’instant des « candidats » et nécessitent des analyses supplémentaires pour être confirmés, l’expérience passée montre que la grande majorité d’entre eux se révèlent être de véritables planètes. Les chercheurs ont déjà mené des observations de suivi pour l’un des candidats identifiés. Il s’agit de TIC 183374187, une géante gazeuse confirmée par le télescope Magellan au Chili.
TIC 183374187 est caractérisée comme un Jupiter chaud, une classe d’exoplanètes massives orbitant très près de leur étoile hôte. Ces conditions orbitales entraînent des températures de surface extrêmement élevées. La confirmation de ce type de planète, parmi les premières d’une telle moisson, valide la robustesse de la méthode de détection employée par l’équipe de Princeton.
Implications et perspectives futures
Cette augmentation sans précédent du nombre de candidats planétaires offre de nouvelles avenues pour l’étude de la formation et de l’évolution des systèmes planétaires. En explorant des populations d’étoiles plus faibles, les astronomes peuvent obtenir une vue plus complète de la diversité des mondes au-delà de notre système solaire. Ces données alimenteront les recherches futures, permettant d’affiner les modèles théoriques et de préparer les observations des télescopes de prochaine génération.
La validation de ces 10 091 nouveaux candidats promet d’enrichir considérablement notre compréhension de l’univers planétaire. Elle souligne également la puissance des collaborations entre l’intelligence artificielle et l’observation spatiale pour repousser les limites de la découverte astronomique.
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