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Le transport humain des mégalithes de Devil’s Arrows confirmé

Une étude révèle que les mégalithes de Devil's Arrows ont été transportés par des humains sur 18 km, éclaircissant l'ingénierie néolithique en Grande-Bretagne.

Le transport humain des mégalithes de Devil’s Arrows confirmé

Une nouvelle étude scientifique confirme que les imposants mégalithes de Devil’s Arrows, en Grande-Bretagne, ont été transportés par des communautés néolithiques sur une distance de 18 kilomètres. Cette recherche, publiée dans les *Proceedings of the Royal Society A*, met en lumière l’ingéniosité et l’effort considérable de ces bâtisseurs préhistoriques, éclaircissant l’origine de l’alignement de pierres le plus haut du pays.

L’alignement de pierres des Devil’s Arrows, situé près de Boroughbridge dans le Yorkshire, représente l’un des monuments mégalithiques les plus impressionnants et les moins étudiés de Grande-Bretagne. Composé de trois monolithes de grès, il se dresse comme le plus haut ensemble de pierres dressées du pays. Longtemps, l’origine exacte de ces structures est restée imprécise. Une nouvelle étude vient d’apporter des réponses cruciales.

Une provenance enfin confirmée

Des scientifiques ont identifié de manière concluante la source des mégalithes de Devil’s Arrows. Les pierres ont été extraites d’un site situé à environ 18 kilomètres de leur emplacement actuel. Cette découverte, détaillée dans un article publié dans les Proceedings of the Royal Society A: Mathematical, Physical and Engineering Sciences, résout une interrogation persistante concernant ce patrimoine préhistorique. Elle confirme surtout que leur transport n’est pas le résultat de mouvements glaciaires naturels, mais bien d’un effort humain délibéré.

L’exploit technique du Néolithique

Le déplacement des mégalithes représente une prouesse d’ingénierie colossale pour l’époque néolithique. Chaque pierre pèse environ 25 tonnes. Jim Leary, co-auteur de l’étude et chercheur à l’Université de York, souligne l’ampleur de cette entreprise : « Nous avons désormais prouvé que les communautés néolithiques ont déplacé plusieurs pierres de 25 tonnes à travers le Yorkshire, transformant un site familier en une quête épique pour créer un paysage sacré. » Ce transport sur une distance de 18 kilomètres, sans l’aide de technologies modernes, témoigne d’une organisation sociale et d’une ingénierie rudimentaire mais efficace.

Comparaison avec Stonehenge

L’étude des Devil’s Arrows s’inscrit dans la lignée des recherches menées sur d’autres sites mégalithiques emblématiques. Stonehenge, par exemple, a fait l’objet d’analyses chimiques approfondies pour déterminer la provenance de ses pierres. Une étude de 2019 a révélé que les 42 pierres bleues de son cercle intérieur provenaient de carrières situées dans l’ouest du Pays de Galles, une distance considérable. Les pierres de sarsen, formant la couche extérieure de Stonehenge, ont une origine plus proche, les Marlborough Downs, à environ 25 à 30 kilomètres au nord. Ces comparaisons mettent en lumière des pratiques similaires de transport sur de longues distances à travers la Grande-Bretagne préhistorique.

Implications pour l’étude des sociétés anciennes

La confirmation du transport humain sur 18 kilomètres pour les Devil’s Arrows réévalue les capacités techniques et la motivation des constructeurs néolithiques. Elle démontre une planification complexe, une coordination collective importante et une détermination certaine à modeler le paysage à des fins culturelles ou rituelles. Ces monuments n’étaient pas de simples regroupements de pierres, mais des projets exigeant des ressources humaines et logistiques significatives. La portée symbolique et spirituelle de ces sites nécessitait des efforts considérables, reflétant des croyances profondes et une vision partagée au sein des communautés.

Contexte archéologique et perspectives

Alors que des sites comme Stonehenge, Calanais, Newgrange ou Avebury bénéficient d’une attention majeure, des monuments tels que les Devil’s Arrows sont restés comparativement sous-étudiés, malgré leur importance archéologique. Cette nouvelle recherche vient combler une lacune et enrichit notre compréhension de l’ingénierie préhistorique et de l’organisation sociale. Elle ouvre la voie à de futures investigations, potentiellement par des analyses chimiques plus détaillées des mégalithes eux-mêmes ou des sols environnants. L’étude continue de ces sites moins connus est essentielle pour peaufiner la carte de l’activité humaine au Néolithique et apprécier la diversité des expressions mégalithiques.

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