L’Agence spatiale européenne a confié à ICEYE et à Leonardo la réalisation d’études d’architecture parallèles pour le futur service d’observation de la Terre de l’Union européenne. Cette initiative vise à renforcer la sécurité et l’autonomie stratégique du continent d’ici le prochain cadre financier pluriannuel prévu en 2028.
À retenir
- L’Agence spatiale européenne a attribué deux contrats à ICEYE et Leonardo pour des études d’architecture parallèles.
- Ces travaux s’inscrivent dans l’élément 1 du programme European Resilience from Space for Earth Observation (ERS-EO), décidé lors du Conseil ministériel de novembre 2025.
- Le futur Earth Observation Governmental Service (EOGS) de l’Union européenne doit débuter en 2028.
- Les contrats ont été signés le 17 septembre 2026 lors de la World Space Business Week à Paris par Simonetta Cheli, directrice des programmes d’observation de la Terre de l’ESA.
Les attributions de contrats pour l’architecture EOGS
L’Agence spatiale européenne (ESA) a officiellement attribué deux contrats distincts aux entreprises ICEYE et Leonardo. Annoncée le 17 septembre 2026, cette décision marque le lancement des études d’architecture parallèles destinées à façonner le futur Earth Observation Governmental Service (EOGS) de l’Union européenne. Ces activités sont financées par la Commission européenne.
Ces travaux constituent une part intégrante de l’élément 1 du programme ERS-EO (European Resilience from Space for Earth Observation). Ce nouveau programme a été adopté par les États membres de l’ESA lors du Conseil ministériel tenu en novembre 2025. L’objectif principal de cette initiative stratégique est d’accroître la résilience, la sécurité et l’autonomie de l’Europe grâce à des capacités spatiales mutualisées, tout en comblant rapidement les lacunes critiques identifiées dans les infrastructures actuelles.
Une vision globale de type système de systèmes
Le programme ERS repose sur une vision architecturale de type « système de systèmes ». Il regroupe des capacités complémentaires couvrant l’observation de la Terre, le positionnement, la navigation et la synchronisation (PNT), ainsi que la connectivité sécurisée. Le pilier ERS-EO constitue un programme à double usage civil et militaire qui prépare l’avènement opérationnel du service gouvernemental EOGS pour l’Union européenne.
La mise en œuvre de l’EOGS est programmée pour débuter en 2028, sous l’égide du prochain Cadre financier pluriannuel de l’Union européenne. Le système final aura pour mission de fournir des données d’observation de la Terre sécurisées, fiables, persistantes, ponctuelles et ciblées. Ces flux d’informations serviront à améliorer la conscience situationnelle pour soutenir la préparation, la prise de décision et l’action des institutions européennes et de leurs États membres dans les domaines de la sécurité et de la défense.

Pour structurer cette infrastructure, l’EOGS intégrera des satellites dédiés, des segments sol, des capacités de traitement et de distribution des données. Le service s’appuiera également sur l’utilisation de services commerciaux, sur le partage des capacités nationales des États membres ainsi que sur des ressources fondamentales spécifiquement développées et possédées par l’Union européenne.
Mandat industriel et calendrier de développement
Dans le cadre de ces contrats, ICEYE et Leonardo dirigeront deux consortiums industriels européens distincts. Leur mission consiste à mener des études parallèles pour définir de manière exhaustive l’architecture de bout en bout de l’EOGS. Cette définition englobera l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis l’analyse des besoins des utilisateurs et le segment spatial jusqu’à l’infrastructure au sol, au traitement des données et à la gouvernance globale du système.
La signature officielle de ces contrats s’est déroulée à l’occasion de la World Space Business Week à Paris, en France. Simonetta Cheli, directrice des programmes d’observation de la Terre à l’ESA, a souligné à cette occasion le caractère stratégique de la démarche : le programme ERS-EO est conçu pour renforcer l’autonomie stratégique et la résilience de l’Europe en répondant aux besoins de sécurité et aux exigences définies par la Commission européenne.