La promotion 2025 des candidats astronautes de la NASA a franchi la moitié de son programme d’entraînement intensif. Ces dix futurs explorateurs se préparent activement aux missions en orbite basse, vers la Lune et Mars. Leur formation intègre des modules de géologie, de pilotage, des sessions en chambre d’altitude et des exercices de survie aquatique.
La promotion 2025 des candidats astronautes de la NASA, forte de dix membres, a franchi la moitié de son programme d’entraînement intensif. Lancée depuis leur présentation au public au Centre Spatial Johnson à Houston, cette formation d’une durée de près de deux ans vise à équiper les futurs explorateurs pour des missions en orbite terrestre basse, sur la Lune et, à terme, vers Mars.
La géologie lunaire au cœur de la formation
La préparation aux futures missions Artemis vers la surface lunaire rend l’étude de la géologie primordiale pour les candidats. En mai, après des cours théoriques au Centre Spatial Johnson, les aspirants astronautes ont effectué des exercices de terrain au Rio Grande del Norte National Monument au Nouveau-Mexique. Plusieurs d’entre eux ont également rejoint des astronautes confirmés de la NASA et des équipes de soutien de la mission Artemis pour une formation géologique pratique en Islande en juillet. Sur ces sites, ils ont pratiqué l’observation géologique, le prélèvement d’échantillons avec des outils spécialisés, la navigation et le travail d’équipe. Ces compétences s’appliquent directement aux futures explorations lunaires.
Maîtrise du vol et environnements extrêmes
Le développement des compétences en pilotage constitue un axe majeur du programme. Les candidats apprennent à piloter ou perfectionnent leurs aptitudes existantes à bord d’aéronefs, afin de renforcer la confiance, la coordination, l’adaptabilité et la résilience en situation de haute pression. Cet été, cette formation a inclus des vols sur les WB-57 de la NASA, un trio d’avions de recherche à longue portée et haute altitude utilisés depuis les années 1960. La promotion a également débuté des vols sur les jets supersoniques T-38 de l’agence.
Parallèlement, les candidats ont passé du temps dans l’une des chambres d’altitude du Centre Johnson. Ces installations uniques simulent des niveaux de pression physique allant du niveau de la mer au quasi-vide spatial. Vêtus de combinaisons de vol et de casques, les candidats se familiarisent avec les conditions rencontrées lors des vols à haute altitude et dans l’espace. Ils y pratiquent également différents protocoles et interventions de sécurité essentiels à leur survie.
Préparation aux scénarios de survie et aux défis multiculturels
La formation à la survie continue de préparer les candidats à l’éventualité rare d’un atterrissage dans des environnements isolés après une mission. Les exercices de survie aquatique, menés au Neutral Buoyancy Laboratory (NBL) de Johnson, simulent de tels scénarios tout en développant l’esprit d’équipe et les capacités de prise de décision. Ces entraînements sont cruciaux pour faire face à des situations imprévues et complexes.
En complément de ces exercices physiques, les candidats suivent des cours intensifs de langue russe et une formation interculturelle. Cette préparation est essentielle pour des missions impliquant une coopération internationale et des équipes diverses. Ils apprennent également à opérer les systèmes des engins spatiaux utilisés lors des missions habitées, réalisent des entraînements aux sorties extravéhiculaires (EVA) au NBL et s’exercent dans diverses maquettes de véhicules spatiaux, simulant ainsi les conditions réelles de l’espace.
Vers les futures missions : Lune, Mars et au-delà
La formation des candidats astronautes de la promotion 2025, désormais à mi-parcours, représente un investissement stratégique pour l’avenir de l’exploration spatiale habitée. Chaque module, de la géologie aux opérations de vol, en passant par la survie et la maîtrise linguistique, vise à forger des explorateurs polyvalents et autonomes. Ces compétences sont directement applicables aux objectifs de la NASA, notamment les missions prolongées en orbite terrestre basse, le retour humain sur la Lune via le programme Artemis, et, à terme, la préparation des premières missions habitées vers Mars. Ce programme rigoureux assure la continuité de l’expertise humaine dans l’espace, confrontée à des défis techniques et environnementaux sans précédent.