La semaine spatiale mondiale est marquée par neuf lancements orbitaux, soulignant une activité dense des agences et opérateurs. Des lanceurs européens Vega C aux Falcon 9 américains, en passant par plusieurs missions chinoises, déploient des satellites d’observation, de communication et ravitaillent l’ISS.
La semaine en cours témoigne d’une activité spatiale particulièrement intense, avec neuf lancements orbitaux planifiés à travers le globe. Cette frénésie opérationnelle implique les principaux acteurs du secteur, de l’Europe à la Chine en passant par les États-Unis. Des missions cruciales pour l’observation de la Terre, les communications et le ravitaillement de la Station Spatiale Internationale (ISS) sont au programme, soulignant la diversification et l’augmentation des capacités de lancement mondiales.
Deux lanceurs Falcon 9 de SpaceX sont attendus pour des missions depuis la Californie. Simultanément, la fusée européenne Vega C a déjà décollé de Kourou. Cinq lancements sont prévus depuis la Chine, y compris la fusée Gravity 1 d’Orienspace. Enfin, un lanceur Soyouz 2.1b transportera le véhicule cargo Progress MS-35 vers l’ISS, assurant la logistique de la station orbitale.
Succès pour Vega C et la mission Copernicus
Le premier lancement de la semaine a été effectué par le lanceur européen Vega C, depuis l’Ensemble de Lancement Vega (ELV) au Centre Spatial Guyanais de Kourou. Le décollage a eu lieu le mardi 15 septembre à 01h21 UTC. Ce lanceur de classe moyenne a suivi une trajectoire nordique pour placer deux charges utiles développées par Thales Alenia Space en orbite héliosynchrone (SSO).
La charge utile principale, Sentinel-3C, est un satellite d’observation de la Terre de 1 143 kg. Développé par l’Agence Spatiale Européenne (ESA) dans le cadre du programme Copernicus, il surveillera l’environnement terrestre. Le second satellite, FLEX (Fluorescence Explorer), également conçu par l’ESA, collectera des données essentielles sur la santé des plantes à l’échelle mondiale. Le Vega C, un lanceur non réutilisable à quatre étages, est capable de placer jusqu’à 2 300 kg en SSO. Ses trois premiers étages sont des moteurs à propergol solide (P120C, Zefiro 40, Zefiro 9), utilisant de l’HTPB, du perchlorate d’ammonium et de la poudre d’aluminium. Le quatrième étage, l’Attitude & Vernier Upper Module (AVUM), utilise des ergols liquides (UDMH et tétrOxyde de diazote) pour des injections orbitales précises.

L’activité spatiale chinoise : ZhuQue-2E et Gravity 1
La Chine a également contribué à l’intense calendrier des lancements. Un lanceur ZhuQue-2E, développé par Landspace, a été lancé depuis le site 96A du Centre de lancement de satellites de Jiuquan. Le décollage a eu lieu le 15 septembre à 06h26 UTC, plaçant dix satellites de communication pour le groupe SpaceSail Polar en orbite polaire. Ce lanceur de charge moyenne, à deux étages, génère une poussée totale de 3 312 kilonewtons au décollage. Son premier étage est propulsé par quatre moteurs TQ-12A à cycle générateur de gaz, utilisant du méthane et de l’oxygène liquide. Le second étage emploie un unique moteur TQ-15, également alimenté par les mêmes ergols cryogéniques. Il s’agissait de la troisième mission du ZhuQue-2 en 2026 et de la neuvième mission de ce type au total.
Par ailleurs, un lanceur Gravity 1, conçu par Orienspace, est attendu pour un lancement depuis la plateforme de lancement offshore de Haiyang, au port spatial oriental de Haiyang en Chine. Le décollage est prévu le 15 septembre à 09h55 UTC. Ce vol doit placer une charge utile non spécifiée sur une trajectoire sud. Ces lancements successifs soulignent la cadence rapide et les ambitions croissantes de l’industrie spatiale chinoise.

Autres missions et perspectives
Outre les missions européennes et chinoises, les États-Unis prévoient également deux lancements de fusées Falcon 9 depuis la Californie, avec des charges utiles non détaillées par la source. Un lanceur russe Soyouz 2.1b est aussi programmé pour transporter le véhicule cargo Progress MS-35 vers la Station Spatiale Internationale, un lien vital pour le maintien des opérations à bord de l’avant-poste orbital. Ces missions de ravitaillement sont essentielles pour la pérennité des recherches scientifiques et la survie de l’équipage en orbite basse.
Cette concentration de neuf lancements orbitaux en une seule semaine illustre la dynamique actuelle du secteur spatial. Elle reflète non seulement l’augmentation des besoins en capacités satellitaires, mais aussi l’intensification de la compétition et de la collaboration entre les nations et les entreprises privées. L’accès à l’espace devient plus fréquent et diversifié, ouvrant la voie à de nouvelles avancées scientifiques et technologiques pour l’observation de notre planète, l’exploration lointaine et les télécommunications mondiales.