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Une série de lancements propulse la mission Swift Boost et de nouveaux satellites

La fin juin et début juillet 2026 marquent une intense activité spatiale mondiale. La mission Swift Boost prolongera l'observatoire NASA, tandis que la Corée du Sud, Rocket Lab, SpaceX et ULA lancent de nouveaux satellites.

Une série de lancements propulse la mission Swift Boost et de nouveaux satellites

La fin du mois de juin et le début de juillet 2026 s’annoncent particulièrement actifs pour l’industrie spatiale mondiale. Plusieurs lancements majeurs sont prévus, incluant la mission Swift Boost de Northrop Grumman, visant à prolonger la durée de vie de l’observatoire gamma Swift de la NASA. La Corée du Sud déploiera également son premier lanceur orbital à quatre étages, tandis que Rocket Lab, SpaceX et ULA enrichiront leurs constellations de satellites respectives.

La mission Swift Boost : un second souffle pour l’observatoire Swift

Le mardi 30 juin 2026, une mission cruciale s’élancera pour offrir une seconde jeunesse à l’observatoire spatial Neil Gehrels Swift de la NASA. Le lanceur Pegasus XL de Northrop Grumman effectuera un lancement aéroporté à 6h23 EDT depuis le site d’essai Reagan dans les îles Marshall. Sa charge utile est le vaisseau spatial LINK, développé par Katalyst Space Technologies.

Le rôle du vaisseau LINK sera de rejoindre l’observatoire Swift, dont l’orbite se dégrade progressivement. Swift est un télescope spatial dédié à l’étude des sursauts gamma, et son maintien en service est essentiel pour la recherche en astrophysique. La mission Swift Boost vise à rehausser son orbite afin de prolonger significativement sa durée de vie scientifique. La préparation de LINK a inclus des tests rigoureux, simulant les conditions extrêmes du lancement.

L’émergence spatiale sud-coréenne et les constellations commerciales

Le même jour, mardi 30 juin, la Corée du Sud franchira une étape historique avec le premier lancement orbital de son lanceur à propergol solide à quatre étages. L’Agence pour le Développement de la Défense (ADD) vise un décollage depuis une plateforme barge au large de l’île de Jeju. Ce programme fournira à la Corée du Sud un accès autonome à l’orbite pour ses satellites de reconnaissance militaire. Une version à trois étages avait déjà réussi à placer un petit satellite SAR (Synthetic Aperture Radar) en orbite en décembre 2023.

En parallèle, Rocket Lab prévoit un lancement de son lanceur Electron depuis Māhia, en Nouvelle-Zélande, également le mardi 30 juin, avec une fenêtre de tir à partir de 21h00 EDT. La mission, nommée «The Grain Goddess Provides», déploiera le satellite QPS-SAR-13 pour la société japonaise d’imagerie terrestre iQPS. Il s’agira du huitième lancement Electron pour cette constellation et le treizième vol d’Electron pour Rocket Lab en 2026, soulignant l’activité soutenue dans le secteur de l’observation terrestre.

Les géants du spatial en action : Starlink, Amazon et la Chine

La semaine verra également plusieurs missions de déploiement de constellations. Le mercredi 1er juillet à 22h00 EDT, SpaceX lancera sa mission Starlink Group 17-46 depuis la Vandenberg Space Force Base. Le propulseur Falcon 9 devrait atterrir sur le drone ship Of Course I Still Love You. Un autre lancement Starlink, la mission Group 10-50, est ciblé par SpaceX pour le vendredi 3 juillet à 7h20 EDT depuis Cape Canaveral, avec un atterrissage sur le drone ship A Shortfall of Gravitas.

Le jeudi 2 juillet à 0h24 EDT, ULA (United Launch Alliance) mettra en orbite 29 satellites Amazon Leo via un lanceur Atlas V 551 depuis Cape Canaveral Space Force Station. Le programme Amazon Leo ambitionne de créer une constellation de plus de 3 200 satellites en orbite basse pour offrir un accès internet haut débit, entrant en concurrence directe avec Starlink de SpaceX. C’est la huitième mission Atlas V pour ce programme, désignée LA-08.

La Chine, quant à elle, prévoit plusieurs lancements avec des charges utiles non divulguées. Un lanceur Long March 4C est ciblé pour le mercredi 1er juillet à 19h45 EDT depuis le centre de lancement de Jiuquan, suivi d’un Long March 8A le jeudi 2 juillet à 9h50 EDT depuis Wenchang. La semaine spatiale se clôturera pour la Chine le samedi 5 juillet par un autre lancement dont la charge utile n’a pas été communiquée.

Une dynamique mondiale de l’accès et de l’utilisation de l’espace

Cette succession dense de lancements illustre la vitalité et la diversité croissante de l’activité spatiale mondiale. Des missions scientifiques vitales, comme le maintien de l’observatoire Swift, côtoient des programmes de défense stratégiques, tels que celui de la Corée du Sud. L’essor des constellations de satellites pour l’imagerie terrestre et l’accès à internet, mené par des acteurs comme iQPS, SpaceX et Amazon, témoigne d’une commercialisation et d’une démocratisation accrues de l’espace.

La participation de multiples nations et entreprises, utilisant une variété de lanceurs et de technologies, souligne une période de transformation. L’orbite terrestre devient un carrefour d’activités pour la science, la sécurité et l’économie, reflétant une utilisation toujours plus intensive de l’environnement spatial à des fins multiples.


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