SpaceX prépare le quatorzième vol d’essai de son système Starship, programmé au plus tôt le lundi 28 septembre sous réserve d’une validation réglementaire. Cette mission doit marquer la première tentative de mise en orbite de la fusée, avec le déploiement de vingt-six satellites Starlink de troisième génération.
À retenir
- Le vol 14 de Starship est ciblé au plus tôt le 28 septembre, en attente d’une approbation réglementaire.
- La mission prévoit de placer le Ship 41 sur une orbite stabilisée à environ 275 kilomètres d’altitude.
- Vingt-six satellites Starlink V3 doivent être déployés au cours de six révolutions terrestres sur une durée d’environ dix heures.
- Le booster Super Heavy 21 effectuera un retour contrôlé avec un amerrissage dans le golfe du Mexique, sans tentative de récupération par la tour.
- Le complexe de lancement 39A du Centre spatial Kennedy se prépare à accueillir de futurs tirs de Starship après d’importants travaux.
Objectifs et profil de la mission orbitale
Après treize essais suborbitaux, SpaceX entend faire franchir une étape décisive à son lanceur lourd. La mission du Ship 41 vise à atteindre une orbite soutenue située à environ 275 kilomètres d’altitude. L’engin doit accomplir près de six révolutions autour de la Terre au cours d’une période avoisinant dix heures.

Au cours de ce trajet, la charge utile principale sera libérée avec le largage de 26 satellites Starlink V3. La fin de la mission sera marquée par une procédure de désorbitation programmée, suivie d’un amerrissage contrôlé dans l’océan Pacifique, à l’ouest du Chili.
Comportement et gestion du booster Super Heavy
Le premier étage, identifié comme le Super Heavy Booster 21, ne fera l’objet d’aucune tentative de récupération par les bras mécaniques de la tour de lancement. Son profil de vol comprend une manœuvre de rebroussement, dite de boostback, suivie d’un allumage pour l’atterrissage et d’un amerrissage contrôlé dans le golfe du Mexique.
Les équipes techniques ont apporté des modifications matérielles et logicielles à ce propulseur. Ces ajustements ont pour objectif spécifique d’améliorer le filtrage des moteurs et la fiabilité des rallumages, rehaquant ainsi la sécurité après les enseignements du vol 13.
Perspectives pour les vols futurs et récupération en mer
Les résultats de cette quatorzaine de tirs serviront de critère d’évaluation pour la suite du programme. Si le vol 14 se déroule conformément aux prévisions, le vol 15 constituera la première opportunité réaliste d’une récupération de navire par les bras de la tour, avec l’éventualité d’une double capture en cas de succès optimal.

Le vol 16 demeure quant à lui la perspective privilégiée pour un premier lancement depuis le complexe historique 39A du Centre spatial Kennedy en Floride, selon les informations partagées en interne par les équipes du site.
Aménagements du complexe de lancement 39A
Sur la côte Est, les infrastructures du Centre spatial Kennedy s’adaptent pour intégrer les opérations de Starship. Le site LC-39A, construit à l’origine dans les années 1960 pour les fusées Saturn V et utilisé ensuite pour 82 missions de navettes spatiales, a été loué à SpaceX en 2014 par l’intermédiaire de l’organisation Space Florida.
Les grands travaux de construction sur ce site historique apparaissent désormais achevés. Le parc de stockage d’ergols a fonctionné de manière active, avec notamment le stockage, le sous-refroidissement et le pompage d’azote liquide, d’oxygène liquide et de methane vers le pas de tir. Les nouveaux actionneurs électromécaniques installés sur les bras de préhension de la tour, remplaçant les pistons hydrauliques, visent à offrir un temps de réponse et un contrôle accrus pour les futures opérations de manipulation.