Mi-juillet 2026, une puissante dorsale de haute pression a formé un dôme de chaleur sur les Rocheuses du Nord, piégeant l’air chaud au sol. Ce phénomène météorologique a engendré des températures records dans l’Ouest des États-Unis, notamment au Montana, Wyoming et Utah. Les services de santé ont enregistré une multiplication par dix des visites aux urgences liées à la chaleur.
Mi-juillet 2026, l’hémisphère Nord connaissait déjà des températures élevées, et plusieurs régions d’Amérique du Nord ont subi une vague de chaleur intense. Une puissante dorsale de haute pression s’est installée dans la haute atmosphère au-dessus des Rocheuses du Nord durant le week-end du 11-12 juillet, créant un phénomène météorologique connu sous le nom de dôme de chaleur.
Un dôme de chaleur aux conséquences extrêmes
Un dôme de chaleur se forme lorsque cette crête de haute pression piège l’air chaud près de la surface terrestre. Ce processus inhibe la convection, supprime la formation de nuages et les précipitations. En conséquence, la lumière du soleil atteint la surface du sol sans entrave, augmentant significativement les températures ambiantes. Ce mécanisme a été à l’origine de l’épisode de chaleur observé, poussant l’air vers le bas et le confinant, accentuant l’effet de serre près du sol.
Des records de température historiques pulvérisés
Cet événement météorologique a conduit à l’établissement de nouveaux records absolus de température dans plusieurs États. Le 12 juillet 2026, l’analyse préliminaire du National Weather Service de Billings a révélé que les aéroports de Billings et Miles City, Montana, ont enregistré respectivement 43,9°C (111°F) et 46,1°C (115°F). Sheridan, Wyoming, a également atteint un nouveau record avec 42,8°C (109°F). Ces stations ont dépassé leurs précédents records d’au moins 1,1°C (2°F), Miles City battant son ancien record de 2,2°C (4°F). Les données pour le Montana remontent aux années 1930, et celles de Sheridan à 1907.
Le National Weather Service de Salt Lake City a rapporté des records similaires en Utah. Deseret a enregistré 43,9°C (111°F), tandis que Salt Lake City a atteint 42,8°C (109°F), soit 2,2°C (4°F) au-dessus de son précédent record. Randolph a connu 37,8°C (100°F), un dépassement de 3,3°C (6°F) par rapport à son maximum historique. Ces stations de l’Utah possèdent des relevés datant des années 1890.
Impact sur la santé publique et modélisation climatique
La chaleur extrême ne se limite pas à un inconfort. Elle peut avoir de graves conséquences sanitaires, particulièrement pour les populations âgées. Les vagues de chaleur aggravent les conditions de santé courantes liées à l’âge, telles que les maladies cardiaques, pulmonaires et rénales. Les données de suivi des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis montrent que le taux de visites aux urgences liées à la chaleur dans les États des montagnes a été multiplié par dix durant cette période.
Pour surveiller et prédire de tels événements, des systèmes de modélisation sophistiqués sont employés. La carte des températures du 12 juillet 2026 a été produite en combinant des observations satellitaires avec les températures prévues par une version du modèle GEOS (Goddard Earth Observing System) de la NASA. Ce modèle utilise des équations mathématiques pour représenter les processus physiques de l’atmosphère, fournissant des données précieuses sur l’évolution de ces phénomènes.
Une fréquence accrue des vagues de chaleur
Selon des chercheurs du Goddard Space Flight Center de la NASA, des vagues de chaleur de cette intensité sont devenues plus fréquentes aux États-Unis au cours des dernières décennies. Une équipe de la NASA, utilisant le système de modélisation MERRA-2 (Modern-Era Retrospective analysis for Research and Applications-2), a constaté que le nombre de vagues de chaleur estivales aux États-Unis a environ doublé depuis 1980. Cette observation souligne une tendance à l’intensification des épisodes de chaleur extrême, un sujet de préoccupation majeur pour les climatologues et les autorités de santé publique. Ces données renforcent la nécessité de comprendre les mécanismes sous-jacents et d’adapter les stratégies de résilience face à des conditions climatiques en évolution.
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