La fusée Vega-C de l’Agence Spatiale Européenne a procédé au lancement de deux satellites d’observation de la Terre depuis le Centre Spatial Guyanais. Cette mission, cruciale pour la surveillance environnementale européenne, marque le début d’une semaine d’intense activité spatiale à l’échelle mondiale, notamment du côté des acteurs chinois.
L’Agence Spatiale Européenne (ESA) a inauguré une semaine de forte activité spatiale avec le lancement réussi de deux satellites d’observation de la Terre. Ces missions s’inscrivent dans un contexte global où plusieurs nations et entreprises privées multiplient les mises en orbite, soulignant la dynamique actuelle de l’exploration et de l’utilisation spatiale.
Succès de Vega-C : surveillance environnementale européenne renforcée
Le 15 septembre à 01h21 UTC (03h21 heure de Paris), la fusée Vega-C d’Avio, opérant pour l’ESA, a décollé du Centre Spatial Guyanais en Guyane française. À son bord, deux charges utiles essentielles pour le programme Copernicus de l’Europe.
Le premier satellite, Sentinel-3C, est le troisième de la série Sentinel-3, destinée à une surveillance complète des océans, des terres, des glaces et de l’atmosphère terrestre. Ses données sont fondamentales pour la compréhension des changements climatiques et la gestion environnementale. Le second passager, FLEX (Fluorescence Explorer), a pour mission de cartographier la fluorescence des plantes à l’échelle mondiale. Ce signal, invisible à l’œil nu, constitue un indicateur direct de la santé de la végétation, offrant des perspectives inédites sur l’agriculture et les écosystèmes forestiers.
La Chine, acteur majeur de la cadence des lancements
La Chine a également fortement contribué à cette semaine chargée avec une série de lancements distincts, orchestrés par des acteurs étatiques et privés.
- Le 15 septembre à 06h25 UTC, la firme privée Landspace a lancé sa fusée ZhuQue-2E Block 2 depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan, dans le désert de Gobi. La nature de sa charge utile n’a pas été divulguée.
- Plus tard le même jour, à 21h55 UTC, Orienspace, une autre entreprise privée chinoise, a propulsé sa fusée Gravity 1 depuis le port spatial de Haiyang Oriental. La Gravity 1 est reconnue comme la fusée à propergol solide la plus puissante au monde. Elle transportait également une charge utile non spécifiée publiquement.
- Enfin, le 17 septembre à 00h30 UTC, la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC), principal contractant étatique des fusées Long March, a effectué un tir de sa fusée Long March 12 depuis Wenchang, sur l’île d’Hainan. Sa cargaison reste aussi confidentielle.
Missions diverses : défense américaine et ravitaillement de l’ISS
L’activité spatiale ne s’est pas limitée à l’Europe et à la Chine. Les États-Unis et la Russie ont également marqué cette période avec des missions importantes.
- Le 16 septembre à 01h00 UTC, SpaceX a lancé la mission USSF-259 pour l’U.S. Space Force à bord d’une fusée Falcon 9 depuis la Vandenberg Space Force Base en Californie. Les détails de la charge utile n’ont pas été révélés. Le premier étage du lanceur a effectué un atterrissage ciblé sur le navire-drone « Of Course I Still Love You » dans l’océan Pacifique.
- Le 16 septembre à 13h33 UTC, Roscosmos a lancé la mission cargo Progress MS-35 vers la Station Spatiale Internationale (ISS). La fusée Soyuz 2.1b a décollé du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, transportant environ 3 tonnes de carburant, de nourriture, d’eau et d’autres fournitures essentielles pour l’équipage de l’ISS. Ce lancement avait été reporté depuis le 9 septembre en raison d’un problème détecté au troisième étage de la fusée.
Une dynamique spatiale mondiale et ses enjeux
Cette semaine illustre la vitalité et la diversité des activités spatiales contemporaines. D’un côté, des missions d’observation environnementale européennes, comme celles de l’ESA, apportent des données cruciales pour la compréhension et la gestion de notre planète. De l’autre, une multiplication des lancements par des acteurs étatiques et privés, notamment en Chine, avec une proportion notable de charges utiles non divulguées, témoigne d’une concurrence stratégique et technologique accrue.
La combinaison de missions scientifiques, commerciales, de défense et de ravitaillement démontre l’importance grandissante de l’espace pour l’ensemble des nations. L’accès à l’orbite devient un enjeu majeur pour la souveraineté technologique et économique, façonnant ainsi un paysage spatial de plus en plus complexe et compétitif.