L’administrateur de la NASA, Bill Isaacman, a exprimé sa « grande confiance » concernant le lancement de la mission Artémis III en 2027. Cette phase préparatoire majeure prévoit l’assemblage orbital d’un atterrisseur test de Blue Origin avec le vaisseau Orion, marquant une étape décisive pour le retour humain sur la Lune.
Confiance et avancées techniques confirmées
Le 14 août 2026, l’administrateur de la NASA, Bill Isaacman, a réaffirmé avec conviction que la mission Artémis III devrait décoller dès 2027. Cette déclaration a été faite à l’occasion de l’annonce d’un nouveau salon aérospatial privé, « Max Power », soutenu par la NASA et prévu pour début novembre, en présence de Brian Hughes, directeur du Centre Spatial Kennedy, et de membres de la délégation du Congrès de Floride.
« Je suis extrêmement confiant que nous allons pouvoir lancer Artémis III l’année prochaine. C’est pourquoi nous avons commencé les opérations d’empilement », a déclaré Isaacman, faisant référence à l’assemblage en cours du système de lancement spatial (Space Launch System – SLS) au Centre Spatial Kennedy (KSC).

Les travaux progressent rapidement dans le bâtiment d’assemblage des véhicules (Vehicle Assembly Building – VAB). Plus tôt cet été, le module de service et le module d’équipage du vaisseau Orion ont été assemblés en vue de tests supplémentaires. À ce jour, quatre des dix segments des propulseurs d’appoint à poudre ont été empilés dans le High Bay 3, tandis que l’intégration des moteurs sur l’étage central se déroule dans le High Bay 2.
L’architecture complexe de la mission Artémis III
Artémis III n’est pas une simple mission de lancement, mais une séquence d’événements orbitaux interconnectés. Elle débutera par le décollage de la fusée New Glenn de Blue Origin, qui mettra en orbite terrestre basse une version d’essai de son atterrisseur Blue Moon Mark 2. Quelques jours plus tard, la fusée SLS et le vaisseau Orion seront lancés, et effectueront un rendez-vous et un amarrage avec le véhicule de Blue Origin.
Isaacman a souligné l’importance de cette phase de test : « J’ai eu l’occasion de rendre visite à l’équipe de Blue Origin plus tôt, j’ai parcouru la chaîne de montage aujourd’hui, observant les composants qui équiperont l’atterrisseur de test de Blue Origin avec lequel nous allons effectuer le rendez-vous et l’amarrage ». Il a ajouté : « Je peux vous dire que si vous parliez à Blue Origin, ils diraient la même chose. Ce que nous allons apprendre de cette mission, le niveau de risque que nous pourrons réduire avant Artémis IV sera significatif. »
Les démonstrations technologiques clés
L’atterrisseur de démonstration de Blue Origin intègre plusieurs capacités qui seront présentes dans la version finale du Blue Moon Mark 2, destinée aux atterrissages habités sur le pôle sud de la Lune. Bien que cette version d’essai n’embarque pas le moteur BE-7 de la version complète, elle inclut un système de support de vie et une zone d’habitation pour l’équipage. Cela permettra aux astronautes de vivre et de travailler à bord de l’atterrisseur lorsqu’il sera amarré au vaisseau Orion, testant ainsi des fonctionnalités critiques pour les futures missions.

Après la séparation de ces deux véhicules, une troisième phase verra le lancement de la fusée Starship Version 3 de SpaceX, équipée d’un adaptateur d’amarrage sur le nez de son étage supérieur. Ce Starship servira de cible d’amarrage pour Orion, validant une autre interface clé pour l’architecture lunaire future. Cependant, cette version du Starship ne comprendra pas de zone d’habitation pour l’équipage.
Perspectives pour Artémis IV et au-delà
Le succès de la mission Artémis III est jugé fondamental pour la préparation d’Artémis IV, qui vise un atterrissage habité sur la Lune potentiellement en 2028. L’administrateur Isaacman a exprimé sa confiance quant aux objectifs de 2028, notamment si cette mission est couplée à une démonstration d’atterrissage sans équipage.
Ces missions successives de test et de démonstration sont essentielles pour la NASA et ses partenaires commerciaux, Blue Origin et SpaceX, afin de valider les technologies et les procédures nécessaires à un retour durable de l’humanité sur la surface lunaire. Elles permettent d’identifier et de mitiger les risques inhérents aux vols spatiaux lointains et aux opérations complexes en orbite cislunaire, pavant la voie pour des explorations futures plus ambitieuses.

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