La Chine met en orbite TJSW-26A, SpaceX déploie son démonstrateur Starfall

La Chine lance le satellite classifié TJSW-26A. SpaceX teste avec succès Starfall, un démonstrateur de retour autonome de charges utiles. Un aperçu des lancements orbitaux.

La Chine met en orbite TJSW-26A, SpaceX déploie son démonstrateur Starfall

La semaine spatiale a été marquée par plusieurs lancements orbitaux majeurs. La Chine a mis en orbite son satellite classifié TJSW-26A à bord d’une fusée Chang Zheng 7A depuis Wenchang. De son côté, SpaceX a réalisé un vol crucial avec le démonstrateur Starfall sur un Falcon 9, testant le retour autonome de charges utiles depuis l’orbite terrestre.

Le satellite TJSW-26A en orbite par Chang Zheng 7A

La semaine a débuté avec le lancement réussi de la fusée chinoise Chang Zheng 7A (CZ-7A), survenu le mardi 23 juin à 02h10 UTC. Le décollage a eu lieu depuis le Complexe de Lancement 201 (LC-201) du Centre spatial de Wenchang en Chine, dans la partie supérieure d’une fenêtre de tir de 50 minutes.

Cette mission a mis en orbite le satellite classifié TJSW-26A sur une trajectoire est vers une orbite de transfert géostationnaire (GTO). La CZ-7A est un lanceur consommable à trois étages développé par la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC). D’une hauteur de 60,13 mètres, ses deux premiers étages sont propulsés par du kérosène liquide (RP-1) et de l’oxygène liquide (LOX), tandis que le troisième étage utilise deux moteurs YF-75 alimentés par de l’hydrogène liquide (LH2) et du LOX.

Le premier étage de la fusée est équipé de deux moteurs YF-100, et le deuxième étage de quatre moteurs YF-115. Le véhicule génère une poussée totale au décollage de 7 128 kN et peut transporter jusqu’à 12 000 kg en orbite terrestre basse (LEO). Ce lancement constitue la 16ème mission globale pour un Chang Zheng 7A et son second vol pour l’année 2026.

Le véhicule démonstrateur Starfall de SpaceX avant sa rentrée atmosphérique contrôlée.

Starfall : un test crucial pour le retour de charges utiles

SpaceX a également marqué la semaine avec son premier lancement Falcon 9, le mardi 23 juin, depuis le Complexe de Lancement Spatial 40 (SLC-40) à la Cape Canaveral Space Force Station (CCSFS) en Floride. Le décollage s’est produit à 10h43 UTC, au début d’une fenêtre d’une heure, sur une trajectoire sud-est inclinée à 56,1 degrés.

Le propulseur Falcon 9, désigné B1078, effectuait son 29ème vol. Après la séparation des étages, le propulseur a réussi son atterrissage sur le drone spatial autonome de l’entreprise, A Shortfall of Gravitas (ASOG), positionné en aval dans l’océan Atlantique. La mission transportait le véhicule de rentrée Starfall Demo.

Ce démonstrateur Starfall vise à tester le retour autonome de charges utiles clientes depuis l’orbite terrestre, une capacité jugée essentielle pour la recherche et la fabrication en orbite. Le véhicule est de forme discoïdale, d’un diamètre de 3,1 mètres et d’une hauteur de 0,75 mètre. Il est capable de transporter jusqu’à 1 000 kg de charge utile et est équipé de propulseurs de manœuvre sur sa plaque supérieure, ainsi que d’un bouclier thermique largable.

La fusée Pegasus XL de Northrop Grumman, conçue pour les lancements aéroportés.

Après une phase de vol d’environ 1,5 orbite, le véhicule a effectué sa rentrée dans l’atmosphère terrestre avant d’être récupéré par SpaceX dans l’océan Pacifique. Bien que cette démonstration ait été effectuée avec un Falcon 9, SpaceX prévoit d’utiliser son vaisseau Starship pour les futurs véhicules Starfall. Des véhicules de rentrée similaires, comme le Winnebago de Varda Space, ont déjà volé lors des missions Transporter de SpaceX.

Les autres missions Falcon 9 et le retour de Pegasus XL

En complément de la mission Starfall, le calendrier des lancements de SpaceX cette semaine inclut trois missions Starlink supplémentaires ainsi que la mission SXM-11, toutes opérées par des Falcon 9. Ces déploiements réguliers de la constellation Starlink illustrent la cadence opérationnelle élevée maintenue par l’entreprise pour étendre son service internet par satellite.

Le manifeste des lancements de la semaine comprend également la reprise du lanceur Pegasus XL, un événement notable puisqu’il s’agit de son premier vol depuis 2021. Ce lanceur aéroporté, développé par Northrop Grumman, est conçu pour mettre en orbite de petits satellites depuis une altitude élevée, offrant une flexibilité pour les sites de lancement.

Un calendrier orbital dense pour l’exploration et les services

La multiplication des lancements orbitaux, qu’ils soient étatiques ou commerciaux, souligne l’intensification des activités spatiales mondiales. Entre les déploiements de constellations comme Starlink, les missions de recherche technologique telles que Starfall, et les lancements de satellites classifiés, l’espace proche de la Terre devient un théâtre d’opérations de plus en plus actif. Cette semaine chargée met en lumière les avancées technologiques et la diversification des acteurs qui façonnent l’avenir de l’exploration et de l’exploitation spatiale, avec des capacités de lancement toujours plus variées et des objectifs stratégiques et scientifiques croissants.


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