La semaine spatiale est marquée par une nouvelle série de lancements SpaceX dédiés au déploiement de sa constellation Starlink. En parallèle, l’Agence Spatiale Chinoise (CMSA) a lancé avec succès sa dixième mission Tianzhou pour ravitailler la station spatiale Tiangong, confirmant sa feuille de route ambitieuse.
L’activité spatiale reste soutenue avec des opérations clés menées par des acteurs majeurs de l’industrie. SpaceX a programmé deux lancements de satellites Starlink depuis la base spatiale de Vandenberg en Californie. Ces missions s’inscrivent dans la stratégie continue de déploiement de la constellation destinée à fournir un accès internet haut débit global.
L’intensification des déploiements Starlink
Le mardi 5 mai, SpaceX a inauguré la semaine avec la mission Starlink Group 17-29. Une fusée Falcon 9 a acheminé un nouveau lot de satellites Starlink vers l’orbite terrestre basse. Le premier étage de la fusée a effectué un atterrissage ciblé sur le droneship « Of Course I Still Love You » positionné dans l’océan Pacifique. Cette récupération souligne l’efficacité des opérations de réutilisation de l’entreprise.
Le samedi 9 mai, SpaceX est retourné à Vandenberg pour la mission Starlink Group 17-37, un autre lancement de satellites Starlink. La récupération du propulseur sur le même droneship était également prévue, réaffirmant la fiabilité de cette procédure devenue standard pour les missions de la firme d’Elon Musk.
La mission cargo Tianzhou 10 vers Tiangong
Plus tard le 9 mai, l’Agence Spatiale Chinoise (CMSA) a procédé au lancement de Tianzhou 10 depuis le site de lancement spatial de Wenchang, dans le sud de la Chine. Ce vaisseau cargo non habité a été propulsé par une fusée Longue Marche 7. Le Tianzhou est l’équivalent des vaisseaux Progress russes ou Dragon Cargo de SpaceX, conçu pour livrer des fournitures à la station spatiale Tiangong. Après avoir livré son chargement, il est rempli de déchets puis désorbité pour se consumer dans l’atmosphère.
Cette mission marque le dixième vol de la série Tianzhou et le neuvième ravitaillement dédié à Tiangong. La cargaison comprend des provisions essentielles telles que de la nourriture, du carburant, des pièces de rechange et de nouvelles combinaisons spatiales pour les sorties extravéhiculaires. Elle inclut également du matériel de soutien pour les recherches scientifiques en cours à bord de la station. Ce vol est l’une des trois missions que la Chine a prévues pour Tiangong cette année, complétées par deux lancements habités Shenzhou inscrits au calendrier 2026.
Bilan des activités spatiales récentes
La semaine précédente a également été riche en événements. Le lundi 27 avril, l’ULA a débuté la semaine avec le déploiement de satellites Amazon LEO à l’aide d’une fusée Atlas V 551 depuis Cape Canaveral en Floride. Le mercredi 29 avril, une Falcon Heavy a mis en orbite le satellite de communication géostationnaire ViaSat-3 F3. Ce satellite représente la dernière composante du réseau de communication mondial de ViaSat, ciblant la région Asie-Pacifique. SpaceX a également lancé une mission Starlink Group 17-36 depuis Vandenberg le même jour.
Le jeudi 30 avril, l’Ariane 64 d’Arianespace a transporté une autre série de satellites Amazon LEO depuis le Centre Spatial Guyanais. Le 30 avril a également vu le vol inaugural de la très attendue fusée russe Soyuz-5 depuis Baïkonour. Il s’agissait d’une démonstration suborbitale brève mais réussie de ce nouveau véhicule, conçu pour remplacer la fusée Zenit avec du matériel entièrement fabriqué en Russie. La semaine s’est conclue le dimanche 3 mai avec la mission de covoiturage CAS500-2 opérée par SpaceX depuis Vandenberg.
Perspectives et enjeux de l’accès à l’espace
Ces multiples lancements soulignent la vitalité du secteur spatial, marquée par une course continue au déploiement de constellations de satellites et au développement de capacités nationales. La Chine, avec ses missions régulières vers Tiangong et ses plans d’opérations habitées, affirme sa position comme acteur majeur de l’exploration spatiale. L’introduction de nouveaux lanceurs comme le Soyuz-5 et l’optimisation des opérations de récupération par SpaceX témoignent d’une recherche constante d’efficience et d’autonomie. L’intensification des déploiements en orbite terrestre basse et géostationnaire répond à une demande croissante en services de communication et d’observation de la Terre, façonnant le futur de l’infrastructure spatiale globale.
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